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La Dépêche du Midi – Le Toulouse Olympique s’est préparé chez les paras !

Rugby à XIII. Les Toulousains ont passé deux jours chez les paras du 8e RPIMA, à Castres.

«Nous allons en entendre parler tout au long de la saison. » Gilles Dumas rit en évoquant le stage effectué par les joueurs du Toulouse Olympique et leur encadrement technique, mercredi et jeudi, chez les paras du 8e RPIMA, à Castres… « Sur le coup, ce ne fut pas toujours marrant. Les gars ont été jusqu’au plus profond d’eux-mêmes. Mais je pense qu’ils en conserveront un excellent souvenir, celui d’une super-expérience. Incroyable même. Pour moi, poursuit le coach, l’objectif est atteint. Ce stage a renforcé notre esprit de corps. J’ai noté énormément d’entraide face aux difficultés. »

« C’était très sympa, bon enfant parfois. Les instructeurs n’ont pas eu avec nous le même comportement qu’avec de vrais militaires », reconnaît Sylvain Houlès, l’un des joueurs. « Mais nous avons pris tout cela au sérieux. »

ls en ont tout de même bavé. Gilles Dumas raconte : « Nous avions rendez-vous à Castres mercredi matin à 7 h 30. Après la remise du barda, un échauffement de dingue nous attendait : quarante-cinq minutes à porter des troncs d’arbres, à faire des pompes dans la boue et la neige. » « Le moment le plus dur, renchérit Sylvain Houlès. Spectaculaire. Courir, ramper, porter des arbres, nous n’étions pas habitués. J’ai suggéré à notre préparateur physique, Julien Lehuby, de nous proposer dorénavant le même type d’échauffement (rires). Je vais amener deux troncs d’arbres de ma campagne. »

Mission nocturne

« Ensuite, place aux exercices de pistes collectifs : des obstacles à franchir en groupe, enchaîne Gilles Dumas. Il fallait ramper dans le noir, dans des tunnels où certains arrivaient tout juste à passer le torse, escalader des murs. » Les gaietés de l’escadron, en somme (1).

Une course d’orientation plus tard, la joyeuse troupe pensait goûter à un repos bien mérité. Que nenni. Une heure de marche l’attendait afin de rejoindre le camp pour le repas et la nuit. « Le repas, ou plutôt la gamelle, précise Dumas. Très calorifique. D’entrée, il a fallu calmer Brendan Worth et Tim Wynn qui s’apprêtaient à tout manger d’un coup alors que la ration était prévue pour toute la durée du séjour. Nous avons pu nous coucher vers 21 h 30. Tout le monde était mort. Mais nous avions du mal à dormir à cause du froid et du bruit. Nous étions dans un hangar et le vacarme du vent sur le toit était infernal. Les Australiens (Ndlr : chez eux, c’est l’été) avaient acheté des duvets pour adolescents et trop légers. Ils ont dû compléter avec des couvertures de fortune. Puis, à minuit et demi, alors que nous étions plus ou moins endormis, nous avons été réveillés pour une mission nocturne. Nous étions censés poser des explosifs autour d’un hélico sans se faire repérer par les patrouilles. Deux heures dehors avec une température de 0°. Le lendemain, lever à 7 heures. Rangement du hangar, petit déjeuner sommaire et une heure de marche pour retrouver le camp de base où nous avons dû, avant de partir, nettoyer notre barda tout crotté. » Mais la quille approchait. Jeudi, à midi, les treizistes toulousains étaient libérables.

1. « Les gaietés de l’escadron » est le titre d’un film avec Raimu, Jean Gabin et Fernandel, réalisé par Maurice Tourneur en 1932.

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